09/01/2023

Onze collages sous oxygène



"J'habite au fond de la douleur", collage 2022.


"Il faut aller plus loin", BS, collage, 2022.


"Le dompteur d'astéroïdes", BS, collage 2022.


"La demeure du chaos",BS,  collage 2022.


"Le maître du mal", BS, collage 2022.


"Le vagabond des étoiles", BS,  collage 2022.


"Crimes de guerre", BS, collage 2022.


"Le mariage de Jean Follain", BS, collage 2022.


"Leonard est de retour", BS, collage 2022.


"Le grand exercice", BS, collage 2022.



"L'exterminateur", BS, collage 2022.

 « Toi, t’es un mec-à-collages », m’a dit un jour Claude Pélieu. Dans sa bouche, c’était évidemment un compliment. J’étais fou de joie. Je ne l’ai jamais oublié.

En décembre 1993, Claude habitait à Colleville (le village du collage?), près de Caen, où il avait été hébergé par un ami généreux. Un jour que j’étais venu lui rendre visite, il m’avait offert un texte inédit, magnifique, qu’il avait intitulé «Butagaz», un mot qu’il avait probablement découpé au hasard sur un prospectus. Il s’agissait d’une série de notes sur le collage, sa grande passion.


Le collage, disait-il, transforme et recycle ce qui est et donne à voir ce qui devrait être. Dans ce texte, lui-même se présentait comme « l’infirmier du vide », étonnante expression qu’il expliquait ainsi : « Si la peinture est une plaie ouverte, le collage est un pansement sur le film de notre culture et de l’histoire. Le collagiste est un moine, un sage, c’est l’infirmier du vide, du tout, du rien. Un moine lumineux et déviant, voyageant, immobile, entre nulle part et ailleurs. »

 

« Ah! Colle, fiston, colle! »


Vrai. Depuis 50 ans, je n’arrête pas de coller. Toujours à l’écart. Jamais découragé. Comme un vieux dadaïste. Pour survivre. Pour ne pas crever.  Pour le plaisir. Grrr! Urk! Voici quelques images de 2022.


B. SOURDIN.

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