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06/04/2022

Mary Beach, une lady chez les anges vagabonds

Claude Pélieu et Mary Beach à Caen en 1995. Photo Gerard Malanga.

Quoi qu’on ait pu penser, les femmes ont toujours été actives dans le mouvement de la Beat Generation. On le sait mieux depuis la publication, en 1996, du livre de Brenda Knight, Women of the Beat Generation, qui dresse le portrait de 40 écrivaines et artistes américaines, un livre qui, à bien des égards, a été une révélation. En France, les articles et les publications de Jacqueline Starer nous ont également éclairés, dès 2004. 


Dans ce cadre, je voudrais faire une place de choix à une femme qui a été très présente auprès d’Allen Ginsberg et de William Burroughs et de beaucoup d’autres poètes Beat. Je veux parler de Mary Beach, qui a été à la fois artiste peintre, traductrice  et éditrice. C’était une personnalité d’une grande dignité, d'une grande classe, dont le travail de traductrice a été sous-estimé. Je l’ai bien connue et elle m’a impressionnée. Je pense qu’aujourd’hui, 15 ans après sa disparition, il faut lui rendre justice et la tirer de l’oubli.


Née dans le Connecticut en 1919, Mary Beach avait 6 ans lorsque sa mère est venue s’établir en France. Elle a vécu à Saint-Jean-de-Luz puis, en 1941, lorsque les Etats-Unis entrèrent en guerre, elle s’est réfugiée à Pau, qui était alors en zone non occupée. Elle avait 22 ans. Elle a connu la prison, emprisonnée par les Allemands.



Mary Beach peintre, 1956.

Sa première passion a été la peinture et c’est à Pau qu’elle a fait ses premières toiles et sa première exposition. Après la Libération, à Paris à partir de 1956, elle a travaillé à la Grande Chaumière sous la direction du peintre et graveur Henri Goetz. Mary a toujours voulu être peintre, comme elle me l’a expliqué dans l’entretien que j’ai réalisé avec elle en 1996 : « J’ai toujours voulu être peintre, je crois même que je suis née avec un pinceau à la main. Mes parents ne m’approuvaient pas, mais quand ils se sont aperçus que je ne changerai jamais d’idée, ils m’ont laissée travailler. » (1)


Après la mort soudaine de son premier mari, un GI rencontré en France, un grand tournant de sa vie a été sa rencontre, en 1962 à Paris, avec le poète Claude Pélieu. Avec Claude, son existence va être plus aventureuse. L’année suivante, ils partent pour San Francisco, un endroit rêvé pour la vie de bohème. La vie y semblait bien plus excitante. Les années qu’ils vont y vivre sont intense. C’est une période merveilleuse de créativité, ils vont se lier à des gens remarquables, à commencer par les écrivains de la Beat Generation. Allen Ginsberg et William Burroughs deviendront des amis très proches. 


Mary travaille à la librairie de Lawrence Ferlinghetti, City Lights Bookstore. C’est dans ces circonstances qu’elle a découvert, jeté dans la corbeille à papier, un manuscrit  de Bob Kaufman, le « jazz poet » : il s’agissait de Golden Sardine, un véritable chef-d’œuvre qui, grâce à elle, a été sauvé in extremis. 


A San Francisco, Claude et Mary vont beaucoup bosser Ils vont traduire quelques-unes des œuvres essentielles de la Beat Generation et les faire connaître aux lecteurs français : le Kaddish d’Allen Ginsberg, par exemple, les poèmes de Ferlinghetti, ceux de Bob Kaufman et de Ed Sanders... Un travail monumental. C’est Mary qui rédige le premier jet et Claude qui adapte la traduction du texte dans une langue percutante et neuve, aux couleurs inouïes. Le sommet de leur travail de traducteurs est sans doute la Trilogie  de William Burroughs (La Machine Molle, Le Ticket qui explosa et Nova Express). Traduire ces 500 pages de cut-up a été un travail de titan. Voici comment Mary m’a expliqué sa méthode : « C’était dur de traduire ces cut-ups mais avec un index, nous y sommes arrivés. Je marquais les mots qui revenaient souvent au fil des pages et si, à un endroit, ça ne fonctionnait pas en français, il fallait tout changer à chaque fois que le mot était apparu. Cela nous a procuré un travail monumental. Le cut-up est difficile à traduire en français à cause des genres, à cause des subjonctifs, à cause de la construction de la langue, mais je crois tout de même qu’on a réussi. »


Mary a aussi traduit du français en anglais : la poésie de Claude Pélieu d’abord (Automatic Pilot), celle de Joyce Mansour (pour un livre intitulé Flash Card) ainsi que des textes de Duprey, Artaud, Genet…




Beach Books, Texts & Documents.

A San Francisco, Mary Beach a décidé, à son tour, de devenir éditrice et a créé Beach Books, Texts & Documents, diffusé par City Lights. Elle a ainsi publié Claude Pélieu (With Revolvers Aimed… Finger Bowls) et plusieurs de ses amis : Carl Solomon (le dédicataire de  Howl ), deux textes de Burroughs et de Ginsberg sous forme de fac-similés de leurs manuscrits :  Apo-33 pour Burroughs et TV Baby Poem pour Ginsberg. Elle a également republié l’ouvrage historique du cut-up, Minutes To Go, signé par William Burroughs, Brion Gysin, Gregory Corso et Sinclair Beiles.



Electric Banana, une réédition de 2017, Cherry Valley.

Mary ne s’est jamais considérée comme une écrivaine mais elle a pourtant écrit un petit livre (son unique livre), dont il faut dire un mot. Electric Banana utilise les règles du cut-up, mais c’en est aussi la parodie. Voici ce qu’elle m’a expliqué dans une lettre de 1997: «  J’ai fait Electric Banana pour montrer que les hétéros sont aussi importants que les homos… C’était une parodie. William Burroughs l’avait compris et aimé. Je suis une des seules femmes à avoir pratiqué le cut-up et Electric Banana était aussi une parodie de ce genre d’écriture. »


En 1964, ils débarquent à New York. Ils résident au mythique Chelsea Hotel, une période de légende qui leur fait côtoyer la fine fleur de la bohème new yorkaise. Patti Smith a été leur voisine. 




Un Monotype de Mary Beach.

En 1978, pour faire face à de nombreux problèmes de santé, Allen Ginsberg les encourage à se mettre au vert, près des Grands Lacs, dans la vallée des Mohawks et d’y travailler tranquillement. Là-bas, ils mènent une vie frugale, monacale, à l’écart des mégacités. Mary recommence à peindre et Claude à faire ses collages. En peinture, Mary travaille dans deux directions bien différentes, voire opposées, ce qui n’est pas du tout pour lui déplaire car elle a toujours revendiqué la liberté comme une valeur absolue. D’abord, elle s’illustre dans une voie non-figurative, un art abstrait dans lequel on retrouve le souvenir de l’Ecole de Paris. Parallèlement, elle réalise, dans des dominantes bleues, des portraits-souvenirs d’amis poètes et d’artistes: Allen Ginsberg, Norman Mailer, Ann Waldman, Patti Smith…


Mary Beach: Portrait d'Allen Ginsberg.

De son côté, Claude Pélieu est en train de faire du collage un art majeur et ils vont travailler ensemble sur des toiles qui mêlent peinture et images découpées. Dans ces oeuvres croisées, ils passent de formats minuscules à des grandes toiles. Ils mixent les collages de Claude, les gravures et les monotypes de Mary, la peinture non-figurative et l’imagerie populaire américaine. Je pense qu’ils sont là, tous les deux ensemble, au sommet de leur art, au sommet de leur créativité. A mon avis, ils figurent le couple d’artistes idéal, comme le furent Jean Arp et Sophie Taeuber au début du XXe siècle.


Mary Beach & Claude Pélieu: Mint Tatoo.


Le désir de Claude, dans son isolement, est de construire, jour après jour, un un journal planétaire qu’il expédie, par fragments, à ses amis et ses nombreux correspondants dans le monde entier. Dans la solitude, qui est la leur, Claude Pélieu enregistre les bruits, les vertiges et les rêves du Village global. Il écrit, découpe, colle et fabrique, en direct, un gigantesque journal-collage de l’Univers.


Mais le « prince du cutter », comme il se qualifie lui-même, est aussi très attiré par une poésie plus intérieure. « Le poète des aéroports et des zones de combat urbaines se bricole avec le romantisme », m’a-t-il dit un jour avec amusement. C’est à cette époque qu’il a composé des petits poèmes très zen. Il ne cachait pas son admiration pour les poètes chinois de la dynastie de Tang, Li Po qui l’enchantait et aussi les grands maîtres du haïku japonais, Matsuo Bashô, Kobayoshi Issa. Celui qui se définissait parfois comme « un vieux punk de première classe » admirait l’attention des poètes japonais. Il avait un faible pour Taneda Santoka, sa vie de vagabond et ses haïkus écrits dans une langue simple. Sandoka aimait célébrer tout à la fois le saké et le haïku: le saké pour le corps, le haïku pour la coeur. Claude et Mary appréciaient cette vision de l’existence.




Un collage de Mary Beach de 1997.


En 1995, après un séjour en France, en Normandie,  Mary Beach est à son tour contaminée par le virus du collage : à 76 ans, rompant avec la peinture, elle se met à couper dans les journaux et les magazines qui lui tombent sous la main et développe une technique très personnelle du collage. A bien des égards, c’est une révélation. Ce qui a fait dire à Claude cette phrase qui a émerveillé tous ses amis : « Les collages forment la jeunesse. Mary à 80 ans travaille comme une punkette. »


Un collage de 1998.


Ce que j’aime par dessus tout chez Mary c’est sa liberté d’esprit. Elle était à la fois une grande dame (dont les ancêtres étaient arrivés en Amérique sur le Mayflower) et une rebelle.  Elle ne respectait pas les règles de la morale bourgeoise, au grand désespoir de son père, autrefois. Elle a préféré une vie aventureuse et a toujours mis la sécurité matérielle au second plan. Souvent elle m’a répété : « Nous sommes complètement fauchés… mais ça n’a pas d’importance réellement. » Dans une lettre de mai 1996, je lis : « Chers amis, ne vous en faites pas, nous survivrons. Claude est malheureux mais pendant les 34 ans que nous sommes ensemble, il n’a jamais vraiment été content. C’est pour cela que nous avons déménagé 74 fois. Nous avons battu Cendrars qui a changé de domicile 61 fois, je crois ! » 



Mary Beach et Claude Pélieu en Normandie en 1994. Photo Jean-Yves Desfoux.


Du courage, elle en aura toujours à revendre. De l’optimisme aussi. Combien de fois il lui a fallu repartir de zéro, à la grâce de Dieu. Mary s’est éteinte le 25 janvier 2006 à Cooperstown. Elle avait 86 ans. Son parcours est d’une énergie époustouflante, non conformiste, nomade, bohème. Mary a été une actrice inventive de la Beat Generation. Une figure attachante et singulière du mouvement Beat.


Bruno SOURDIN



(1) Air mail interview de Mary Beach, dans l’ouvrage collectif autour de Claude Pélieu, Je suis un cut-up vivant (L’Arganier 2008).



Communication écrite pour le colloque international "Courts-circuits et visions disjonctées: oeuvres et réseaux de Claude Pélieu". Colloque organisé par James Horton, Peggy Pacini et Frank Rynne, University of Chicago Center in Paris, 8 et 9 juillet 2021.





17/12/2017

Les écrits visionnaires de Mary Beach




Née en 1919 à Hartford, Connecticut, Mary Beach est arrivée très jeune en France après le divorce de sa mère. Elle a passé les années de guerre et d’Occupation à Pau. Sa première passion est la peinture. En 1956, à Paris, elle a travaillé à la Grande Chaumière, sous la direction du peintre et graveur Henri Goetz. « J’ai toujours voulu être peintre, je crois même que je suis née avec un pinceau à la main », m’avait-elle confié dans une lettre de septembre 1996 (1).

Mary a rencontré Claude Pélieu à Paris en 1962 et elle a commencé à lui lire et traduire un livre de poèmes que sa fille Pamela avait dégoté à la librairie américaine Shakespeare & Company. C’était un titre d’Allen Ginsberg, Reality Sandwiches, et cette lecture a totalement changé leur vie.

En 1963, ils sont partis pour San Francisco avec l’espoir d’y faire publier, par City Lights Books, un manuscrit de Claude. Automatic Pilot sera finalement édité à New York par Ed Sanders, l’écrivain et chanteur du groupe de rock The Fugs, qui dirigeait également Fuck You Press, un titre de la presse underground. Fuck You ? Un label qui ne pouvait que réjouir le poète iconoclaste parisien.

A San Francisco, ils avaient rencontré les poètes de la Beat Generation, Allen Ginsberg, avec lequel ils se sont liés d’une profonde amitié, Gregory Corso, Bob Kaufman, Lawrence Ferlinghetti… et ils étaient entrés en correspondance avec William Burroughs. Ensemble ils sont se lancer dans dans les traductions : Mary traduisait et Claude adaptait, dans une langue aux couleurs inouïes.

L’année suivante, alors qu’ils travaillaient sur son Kaddish, Allen Ginsberg, parti sur les routes d’Orient, leur avait prêté son petit appartement de New York, avant qu’ils ne s’installent au Chelsea Hotel, au coeur de la vie artistique et intellectuelle new yorkaise. C’est là qu’ils se sont liés d’amitié avec de très nombreux résidents, Patti Smith, Robert Mapplethorpe, Leonard Cohen ou le très mystérieux Harry Smith, cinéaste expérimental, grand musicologue et collectionneur compulsif. C’est là aussi que Mary a écrit son livre de cut-up, Electric Banana.

« Ce fut l’ère du cut-up, observe Ed Sanders. Mary Beach devint une adepte brillante de l’assemblage de tranches de réalité et de surréalité dans ses peintures et ses collages. J’ai toujours été impressionné par sa témérité et sa sophistication, mais également par son calme parmi les vicissitudes parfois démentes de l’époque. »

Claude Pélieu et Mary Beach à Caen, 1995. Photo de Gerard Malanga.


Le cut-up est un technique d’écriture dérivée du collage inventée par le peintre Brion Gysin et expérimentée avec ferveur par William Burroughs. Voici comment Mary, modestement et avec le sourire, m’expliquait la conception d’Electric Banana : « D’abord je ne suis pas écrivain. J’ai fait Electric Banana pour montrer que les hétéros sont aussi importants que les homos… Dans les années 60, il me semblait que le monde littéraire était homosexuel, à l’exception de Kerouac et de deux ou trois autres, et j’ai voulu un peu me moquer ! C’était une parodie. William Burroughs l’avait compris et aimé. Je suis une des seules femmes à avoir pratiqué le cut-up  et Electric Banana était aussi une parodie de ce genre d’écriture (1). »

Préfacée par William Burroughs, la première édition d’Electric Banana date de 1975. Une nouvelle édition (2) vient d’être publiée par Cherry Valley Editions. Elle est enrichie de deux autres textes, The Gothic Banana et The Elastic Banana, ainsi que par des inédits, écrits peu de temps avant la mort de Mary en 2006 et qui ont été retrouvés dans les archives d’Ed Sanders et Jan Herman. 23 Televised Spots of Nueva Presencia et The Cold Summer of 1816 revisitent la poésie violente et corrosive de Claude Pélieu. Cette édition est dédiée à Grant Hart, l’ancien chanteur et batteur du groupe Hüsker Dü, qui s’est éteint en septembre dernier, à 56 ans ; Mary l’appelait affectueusement « mon petit terroriste ». Le livre est préfacé par Thurston Moore, le guitariste-chanteur hors pair de Sonic Youth, qui orchestre ici, superbement, « l’art vivant de Claude et Mary ».

Bruno Sourdin.

1.  in Air mail interview de Mary Beach, dans l’ouvrage collectif autour de Claude Pélieu, Je suis un cut-up vivant, éditions L’Arganier, 2008.

2. Mary Beach : Electric Bananas, Cherry Valley Editions. Le livre peut être commandé sur Amazon.


Electric Banana reste inédit en français, hormis quelques extraits qui ont été traduits par Jean-Marie Flémal, publiés dans le n°19 de la revue Spered Gouez dans un dossier élaboré par Alain Jégou.



20/08/2017

Charles Plymell: bagnoles, filles et benzédrine

Charles Plymell.                                                                                                                                          


Alain Jégou, le poète lorientais, le tenait en grande estime et il n’oublia jamais de lui réserver une place de choix dans les ouvrages collectifs qu’il consacrait à ses amis d’Amérique, Kerouac City Blues, Je suis un cut-up vivant… Le plus beau témoignage fut sans conteste le dossier qu’il lui dédia dans Spered Gouez,  la revue de la Bretagne universelle : Charles Plymell,  écrivain de la Beat Generation. Traduits par le poète belge Jean-Marie Flémal, les poèmes de Charley larguaient les amarres.

Du Kansas à San Francisco puis à New York, le poète du Midwest a passé le plus clair de sa jeunesse sur les routes au volant d’une Chevrolet ou dans les boîtes de blues et de jazz et les bars de nuit. Un vrai hipster. Il a chevauché des taureaux et des chevaux indomptés à cru dans des rodéos. Il a bossé avec une équipe de dynamiteurs, fait la récolte du houblon et des pommes, a travaillé sur les docks et tâté de la prison à Wichita. Il a participé à un show de cascadeurs à Holywood (« C’est ma mère qui conduisait »). Il a beaucoup voyagé. Une vie hors normes, qu’il a racontée à Jégou dans cette interview d’anthologie.

Charley est né à Holcomb, un village du Kansas, à proximité de Wichita. Sa famille est originaire de Bretagne (comme celle de Kerouac) et d’Ecosse. Comme il l’a raconté à Alain Jégou, il a aussi  du sang cherokee dans les veines (« Ma grand-mère a connu la Piste des Larmes »). Son grand-père avait un bureau de diligences dans un secteur qui est devenu l’Oklahoma.

Lorsqu’il débarque  à San Francisco en 1961, la ville va connaître un grande bouleversement. Charley y rencontre les poètes de la Beat Generation, vit dans un appartement de Gough Street, où Allen Ginsberg va aussi s’installer. Neal Cassady devient également un ami : « J’avais rencontré Neal Cassady environ un an plus tôt chez une copine. Je l’ai apprécié tout de suite parce que nous avions partagé des styles de vie assez semblables dans les Etats du Centre, à savoir les bagnoles, les filles et la benzédrine. »


Charles Plymell et ses potes en 1963 devant la devanture de la librairie City Lights Books à San Francisco. De gauche à droite: Philip Whalen, Bob Branaman, Anne Buchanan, Allen Ginsberg, Bob Kaufman, Lawrence Ferlinghetti, Alan Russo et Charles Plymell.



Plus tard, lui et sa femme, Pamela (qui est la fille de Mary Beach et la belle-fille de Claude Pélieu), ont été les premiers éditeurs du Zap Comix de Robert Crumb et des bandes dessinées de motards de l’illustrateur underground S. Clay Wilson.

Aujourd’hui, ils vivent à Cherry Valley dans l’Etat de New York. Charley, qui a 82 ans, est un rebelle irréductible, un « hobohémien », comme il aime à se qualifier.

Mais quel éditeur éclairé va enfin se décider à publier en version française les écrits sauvages de Charles Plymell ? The Last of the Moccasins, où il raconte sa folle jeunesse, est un livre culte qui illustre parfaitement, dans un style foisonnant et frénétique, le grand tourbillon de la vie.

Bruno SOURDIN.





Spered Gouez N°15, Dossier Plymell, élaboré par Alain Jégou (Centre culturel breton Egin, Ti ar vro, BP 103, 29833 Carhaix cedex).

Dernière publication en français :
Charles Plymell : Apocalypse Rose, traduit par Jean-Marie Flémal, aux éditions Lenka lente. www.lenkalente.com

Dernières publications aux Etats-Unis :
Camposque virentis. Un superbe petit livre illustré, publié par Cherry Valley Editions  (PO Box 303, Cherry Valley, NY 13320). Charley y raconte la vie de sa mère, Audrey.


The Book of Friends, Scenes from Life on Gough Street, par Glenn Todd, publié par Bottle of Smoke Press (PO Box 66, Wallkill, NY 12589). orders@bospress.net