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28/12/2017

Haïkus. Christophe Jubien, proche et fraternel

Christophe Jubien, en compagnie de Jacques Renou, le maître typographe de l'Atelier de Groutel.


Un robinet mal fermé, un tas de pierres au jardin, un chien qui pleurniche, l’odeur d’un feu d’herbes… Ce sont des détails infimes, des instants de vie fugaces, des miracles minuscules que son œil acéré a notés, ces petites choses ordinaires qui nous émeuvent et qui passent, le temps d’un souffle. Lui, a tout observé, tout retenu. Rien ne lui a échappé. Il est sensible à l’inattendu.  Il goûte, il palpite, il s’émerveille. Il est heureux avec un simple rien.
Christophe Jubien est journaliste et poète : un journaliste du quotidien, qui a fait le choix de la sincérité et de la clarté et qui va droit au but ; un poète proche et fraternel, dont on envie la tendresse et la force d’enchantement. Un poète fou de haïkus, ces poèmes courts japonais qui, lorsqu’ils sont pleinement affûtés, excellent à dire un univers. Et dans ses croquis pris sur le vif, le souvenir du maître du genre n’est jamais loin :

Seul à la maison
je pense au vieux Basho
seul sur la route

Présence, grâce, légèreté. La poésie de Christophe Jubien vient du cœur. Elle est d’une exactitude remarquable et nous invite, dans ce monde flottant, à vivre un peu plus intensément. La vie, c’est maintenant.
B.S. 



Un recueil de haïkus imprimé par Jacques Renou à l'Atelier de Groutel.


❇ Atelier typographique de Groutel, hameau de Groutel, 72610 Champfleur. 
Tél. 02 33 28 22 08.
atelierdegroutel@gmail.com

07/09/2016

Chiures de mouches au plafond




















"Des haïkus beaucoup moins formalistes que dans la poésie japonaise. Il s’agit là de la vie même, qu’il faut alpaguer au passage, dans le filet des mots. Il s’agit aussi des quatre saisons, qui sont cinq, esquissées à grands traits, entre cette douce paresse qui revient souvent et la marche avec sac à dos. Depuis le moineau du soir, en passant par les éclairs de chaleur, les parapluie retournés de l’automne, jusqu’à la pluie d’hiver. Très souvent le poème zoome, partant du monde pour arriver au poète." 
(Après-lire de Guy Allix)